[Exemple] Budget participatif — aménagements du quartier de la gare
🔍 Exemple de démonstration — cette délibération est fictive, créée pour expliquer le fonctionnement de L’Assemblée. Les personnes, les mentions et les résultats ci-dessous sont simulés, mais calculés par le code réel de dépouillement — ce que vous voyez est exactement ce qu’un vrai scrutin afficherait.
Comprendre le financement quadratique
Dans un budget participatif classique, chaque membre répartit ses parts entre des projets, et on additionne. Le financement quadratique change la règle de répartition d’une cagnotte de contrepartie : ce qui compte n’est plus seulement le TOTAL reçu par un projet, mais aussi le nombre de personnes qui l’ont soutenu.
Concrètement : la part de cagnotte d’un projet dépend du carré de la somme des racines carrées de chaque contribution. Deux personnes qui donnent 40 parts chacune (80 au total) rapportent beaucoup moins à leur projet que seize personnes qui donnent 5 parts chacune (80 au total aussi) — à somme égale, la largeur du soutien l’emporte sur sa concentration.
Un garde-fou existe aussi contre la triche organisée (des comptes qui se coordonnent pour se faire passer pour un grand nombre d’indépendants) : la cagnotte, jamais ce que chacun a réellement versé, est légèrement réduite entre deux personnes dont les habitudes de financement se ressemblent trop sur l’ensemble du budget.
100 parts à répartir par membre entre trois projets, plus une cagnotte de contrepartie de 100 parts financée par le réseau et redistribuée selon le financement quadratique.
Repeindre la façade de la mairie
Repeindre la façade de la mairie — projet proposé dans le cadre du budget participatif de démonstration.
Bancs et arceaux à vélos dans tout le quartier
Bancs et arceaux à vélos dans tout le quartier — projet proposé dans le cadre du budget participatif de démonstration.
Composteur collectif supplémentaire
Composteur collectif supplémentaire — projet proposé dans le cadre du budget participatif de démonstration.
[Exemple] Installer un distributeur de vélos en libre-service devant la mairie
🔍 Exemple de démonstration — cette délibération est fictive, créée pour expliquer le fonctionnement de L’Assemblée. Les personnes, les mentions et les résultats ci-dessous sont simulés, mais calculés par le code réel de dépouillement — ce que vous voyez est exactement ce qu’un vrai scrutin afficherait.
Comprendre la vérification humaine
L’Assemblée vise « une personne = une voix », sans jamais demander de pièce d’identité. Trois voies de vérification existent : la toile de confiance Ğ1 (la monnaie libre, basée sur des certifications entre personnes qui se sont rencontrées), la certification en personne par deux membres déjà vérifiés, et à terme FranceConnect.
Personne n’est exclu du vote pour autant — mais chaque scrutin pour/contre publie deux résultats côte à côte : parmi les votants vérifiés, et parmi tous. Si les deux résultats divergent fortement, cela rend visible un risque (comptes multiples, faux comptes) sans jamais modifier le résultat officiel en douce : la décision reste fondée sur tous les votants, exposée au regard de tous.
Exactement ce que montre l’exemple ci-dessous : adopté en comptant tout le monde, mais aurait été rejeté en ne comptant que les votants vérifiés.
Proposition d’équipement urbain simple — utile ici pour illustrer la vérification humaine, pas pour son contenu propre.
[Exemple] Organiser une fête de quartier annuelle
🔍 Exemple de démonstration — cette délibération est fictive, créée pour expliquer le fonctionnement de L’Assemblée. Les personnes, les mentions et les résultats ci-dessous sont simulés, mais calculés par le code réel de dépouillement — ce que vous voyez est exactement ce qu’un vrai scrutin afficherait.
Quand un porteur ne rend pas de comptes
Cette décision a été adoptée il y a plusieurs mois. Son échéance est largement dépassée sans la moindre mise à jour — exactement le cas que le suivi d’exécution est censé rendre visible plutôt que de laisser une décision votée s’évaporer silencieusement.
Conséquence réelle appliquée ci-dessous (pas seulement décrite) : le porteur perd de la réputation citoyenne et devient temporairement inéligible à porter un nouveau projet financé par le budget participatif.
Décision adoptée, mais restée sans suite malgré l’échéance dépassée depuis longtemps.
[Exemple] Proposition rejetée en modération, puis confirmée en appel
🔍 Exemple de démonstration — cette délibération est fictive, créée pour expliquer le fonctionnement de L’Assemblée. Les personnes, les mentions et les résultats ci-dessous sont simulés, mais calculés par le code réel de dépouillement — ce que vous voyez est exactement ce qu’un vrai scrutin afficherait.
Comprendre le jury d'appel
Quand un modérateur rejette une proposition (hors-sujet, doublon, contenu inapproprié…), l’auteur peut faire appel. Un jury de 5 membres, tiré au sort parmi les relecteurs de confiance du réseau (jamais l’auteur ni le modérateur d’origine), vote pour maintenir ou annuler la décision — le même mécanisme de tirage au sort que le panel consultatif, appliqué cette fois à un recours plutôt qu’à une délibération.
Le jury ci-dessous a déjà tranché : vous voyez le résultat final, pas la délibération elle-même (qui reste interne au jury, comme pour un vrai appel).
Cette proposition (fictive) avait été rejetée par un modérateur pour hors-sujet par rapport aux compétences locales. Son auteur a fait appel — voici le résultat du jury tiré au sort.
[Exemple] Transformer le terrain vague de la rue des Lilas en jardin partagé
🔍 Exemple de démonstration — cette délibération est fictive, créée pour expliquer le fonctionnement de L’Assemblée. Les personnes, les mentions et les résultats ci-dessous sont simulés, mais calculés par le code réel de dépouillement — ce que vous voyez est exactement ce qu’un vrai scrutin afficherait.
Comprendre la délégation encadrée
Un électeur peut confier son vote à quelqu’un en qui il a confiance, par thème — c’est la démocratie liquide. Mais LiquidFeedback (l’initiative qui a popularisé cette idée) a montré un vrai danger : quelques « super-délégués » finissent par concentrer presque tout le pouvoir, et la participation s’effondre.
L’Assemblée pose quatre garde-fous. Cet exemple en montre deux en action : le délégué ci-dessous a reçu 16 délégations, mais son poids de vote effectif n’est pas 17 (16 + sa propre voix) — au-delà d’un seuil de 10, le poids croît seulement en racine carrée. Et parce qu’il porte des voix d’autrui, son vote est public (avec sa justification), alors qu’un électeur ordinaire vote en secret.
Le graphe public des délégations (page transparence) applique en plus une alerte dès qu’un délégué dépasse 10 % du corps électoral estimé — au moment de la création de cet exemple, le réseau comptait environ 1 membres, donc ce délégué franchit ce seuil ; si le réseau a beaucoup grandi depuis, il est normal que l’alerte ne se déclenche plus pour ce nombre précis.
Un terrain communal inoccupé pourrait devenir un jardin partagé. Vote classique pour/contre — mais regardez comment les voix déléguées se comptent dans le résultat.
[Exemple] Réaménager la place du marché pour plus de végétalisation
🔍 Exemple de démonstration — cette délibération est fictive, créée pour expliquer le fonctionnement de L’Assemblée. Les personnes, les mentions et les résultats ci-dessous sont simulés, mais calculés par le code réel de dépouillement — ce que vous voyez est exactement ce qu’un vrai scrutin afficherait.
Comprendre la délibération structurée
Avant le vote, L’Assemblée organise le débat en trois temps. D’abord une cartographie d’opinion (inspirée de Pol.is, l’outil qui a servi au débat citoyen taïwanais vTaiwan) : chacun soumet de courtes affirmations, les autres votent seulement « d’accord / pas d’accord / passer » — aucune réponse n’est possible, ce qui supprime mécaniquement le trollage. Un calcul révèle ensuite les tendances qui se dessinent (leur nombre n’est pas fixé à l’avance — 2, 3, parfois plus selon ce qui ressort réellement des réponses), les points de consensus (accord large, quelle que soit sa tendance) et les points de clivage.
Ensuite des arguments pour/contre, votables en utilité, sans arborescence complexe — une version simple de Kialo.
Enfin une synthèse rédigée par l’auteur : une fois le vote ouvert, le bulletin reste verrouillé tant que l’électeur ne l’a pas lue — une friction assumée, pour qu’on vote informé plutôt qu’au réflexe.
La place du marché doit être rénovée. Le débat porte sur l’équilibre entre espaces verts, usages sportifs et financement — explorez la cartographie d’opinion ci-dessous, construite à partir de 12 avis synthétiques.
[Exemple] Transformer l’ancienne gare de fret en tiers-lieu culturel
🔍 Exemple de démonstration — cette délibération est fictive, créée pour expliquer le fonctionnement de L’Assemblée. Les personnes, les mentions et les résultats ci-dessous sont simulés, mais calculés par le code réel de dépouillement — ce que vous voyez est exactement ce qu’un vrai scrutin afficherait.
Comprendre le tirage au sort (panel consultatif)
Sur un sujet à fort enjeu, un panel de citoyens tiré au sort parmi des volontaires peut être réuni pour délibérer en profondeur et publier un avis motivé, avant que l’ensemble des membres ne vote. L’idée vient des conventions citoyennes : un petit groupe qui a le temps d’approfondir peut éclairer un vote que la plupart des gens ne feront qu’en quelques minutes.
Le tirage est stratifié : si les volontaires déclarent (facultativement) leur tranche d’âge ou leur territoire, le tirage garde des proportions représentatives plutôt que de risquer un panel trop homogène — tout en restant un vrai tirage au sort, pas un choix.
Une fois le tirage effectué, les critères déclarés par les volontaires sont supprimés : seul le résultat (qui a été tiré) reste, jamais le détail individuel.
Le bâtiment, désaffecté depuis 15 ans, pourrait accueillir des ateliers, une salle de concert et un espace de coworking associatif. Le sujet est complexe (coûts de rénovation, usages à arbitrer) — un panel tiré au sort va l’étudier en profondeur avant le vote de tous.